Synthèse

13 04 2011

Auteurs : Sherly Ambroise , Emmanuelle Proulx , Carine Rousseau, Kenza Sakout Andaloussi et Moise Wend-Laafi Sandwidi

C’est sur ce billet que nous allons conclure  notre blog sur la collaboration du libre dans le cadre du cours SIO-6016 Logiciels libres et société. Nous avons  choisi de le terminer par une synthèse de tous les points saillants que nous avons ressortis tout au long de ce travail.

En premier lieu, pour mieux cerner le sujet, il a été important de définir ce qu’est la collaboration, en effet c’est un « processus où deux ou plusieurs personnes s’associent pour réaliser un travail avec des objectifs communs. » (Wikipédia). la collaboration est si importante vu qu’elle nous permet de construire ensemble des idées et, de par ce fait, d’améliorer les nôtres.

celle ci fait l’essence du logiciel libre que nous avons rappelé la définition, c’est un «logiciel dont l’utilisation, l’étude, la modification et la duplication en vue de sa diffusion sont permises (techniquement et légalement)» (Wikipédia). En fait la collaboration intervient dans le processus du développement du logiciel libre, la communauté étant composée d’une population hétérogène (bénévoles, entreprises ou contractuels) aux motivations multiples (travail, réputation, plaisir, approfondissement de connaissances). Pour atteindre leurs objectifs, les développeurs devront utiliser des outils fondés sur un mode de production axé sur la collaboration, l’entraide, le partage et la mutualisation. Un des outils qui facilite leur collaboration est Source forge. En outre, si on parcourt des sites de distribution de logiciel libre comme Ubuntu et  Mageia, on s’aperçoit vite que la collaboration fait partie intégrante de leurs principes de base,  ils l’intègrent même dans leur code de conduite.

En second lieu et pour illustrer comment la collaboration advient dans le développement du logiciel libre, nous avons cité l’exemple de TYPO3, l’un  des  logiciels libres qui a eu un grand succès chez ses programmeurs autant  que  chez ses utilisateurs. Ce système de gestion de contenu sert à la conception et à l’administration des contenus présents dans un site Internet, Intranet ou Extranet…  

 

Un autre exemple est « Sugar »  l’environnement libre qui favorise le travail collaboratif. Il met l’enfant au centre de son apprentissage et lui permet  de faire un grand nombre d’activités pédagogiques et ludo-pédagogiques. Ces activités peuvent être faites seul ou en collaboration avec un ou plusieurs  enfant (s) proche (s) sur le réseau maillé  ou avec n’importe qui dans le monde via une connexion Internet.

Outre la collaboration dans le développement des logiciels libres, nous avons parlé aussi de la collaboration dans la création d’information que nous retrouvons dans l’encyclopédie libre Wikipédia, le site Web le plus consulté de tous les wikis, qui a pour objectif d’offrir un contenu librement réutilisable, neutre et vérifiable, que chacun peut modifier et améliorer.

Par la suite, et pour ne pas se limiter qu’au coté positif non négligeable de la collaboration, dans une perspective de construction de connaissances, nous avons admis les difficultés qu’un groupe pourrait rencontrer  en collaborant avec ses pairs. Suite aux expériences de certains d’entre nous, il a été soulevé que le manque de créativité, l’aspect socioculturel et humain, l’homogénéité des connaissances ainsi que la neutralité dans l’information peuvent rendre difficile la collaboration.

Finalement nous nous sommes intérogés sur l’avenir de la collaboration en tant que pierre angulaire de l’existence même des logiciels libres. À savoir si le « libre » va devenir une alternative aux grands éditeurs des logiciels propriétaires, Richard Stallman qui est le père fondateur  du mouvement du logiciel libre répondra : « Je ne connais pas l’avenir. Il dépend de vous tous. Si tu exiges la liberté et si tu luttes pour elle, nous pouvons construire ensemble un futur libre. Si tu penses commodité à court terme, tu seras victime de la colonisation numérique.»

Certaines pensées croient que l’avenir du logiciel propriétaire est dans le libre… et vice versa. Il suffit de voir le nombre d’entreprises (jusqu’aux plus grosses actuelles : IBM, Sun, etc.) impliquées dans le développement d’applications libres.

En conclusion, notre conviction est que le talent collaboratif des hommes et femmes des entreprises sera demain la principale source de création de richesse de nos économies matures. Ainsi les logiciels libres sont l’économie de demain, ils connaîtront plus en popularité grâce à leur vaste communauté qui ne cesse de se renouveler.

Notre blog prend fin avec le cours, mais  nous poursuivrons certainement notre exploration du monde du logiciel libre et ouvert. Il  nous a fait plaisir durant cette courte période de partager avec les internautes le fruit de nos recherches, nos intérêts et préoccupations concernant le logiciel libre et la contribution de la collaboration dans son développement. Nous remercions les internautes  d’avoir enrichi notre blog par leurs commentaires assidus.

Références

http://fr.wikipedia.org/wiki/Collaboration, consulté le 10 avril 2011.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre, consulté le 10 avril 2011.

Site officiel de TYPO3, http://typo3.org/, (en ligne), consulté le 10 avril 2011.

http://ubuntu-fr.org/, consulté le 10 avril 2011.

http://mageia.org/fr/, consulté le 10 avril 2011.

http://www.01net.com/editorial/511892/richard-stallman-l-avenir-du-logiciel-libre-depend-de-vous-tous/, consulté le 10 avril 2011.

http://www.rue89.com/2007/07/16/bel-avenir-pour-le-logiciel-libre-en-france, consulté le 10 avril 2011.

 

 Question de la semaine : Qu’avez-vous pensé de notre blog ? a t-il été agréable à lire ?a t-il enrichi vos connaissances?

Publicités




L’avenir de la collaboration

6 04 2011

Auteurs : Sherly Ambroise , Emmanuelle Proulx , Carine Rousseau, Kenza Sakout Andaloussi et Moise Wend-Laafi Sandwidi

Introduction

Les facteurs sociaux et économiques auxquels sont confrontées les organisations de nos jours ont une influence de plus en plus importante sur la collaboration.

La collaboration est l’action de coopérer pour atteindre un objectif. Nous savons tous que la collaboration est la pierre angulaire de l’existence même du logiciel libre car sans sa communauté de bénévoles dévoués, les logiciels libres n’existeraient pas. On ne peut ignorer les avantages apportés par les logiciels libres aux organisations d’aujourd’hui et du futur. Voilà pourquoi dans notre article d’aujourd’hui, nous essayons de répondre à la question sur l’avenir de la collaboration et donc d’une certaine façon de l’avenir des logiciels libres.

Les biens faits d’une communauté internationale

Le logiciel libre, c’est une vaste communauté où chacun y trouve son intérêt et tient  compte de l’intérêt des autres. Ainsi, tout le monde a la liberté de collaborer, et chacun dispose des contributions des autres. Le parallèle avec l’encyclopédie Wikipédia est inévitable. La philosophie du logiciel libre est celle du partage et de la création de biens communs (collaboration). Le logiciel libre se diffère  donc du modèle classique basé sur la concurrence pure, le secret industriel et la logique du brevet.

D’une part, l’apport d’une communauté de contributeurs à l’édification de logiciels est indéniablement bénéfique, par sa réactivité et sa force de proposition et, d ‘autre part, sa philosophie et son développement ont mis en avant un point clé qui est l’interopérabilité. Cela facilite considérablement les communications dans un monde équipé de systèmes hétérogènes. Les formats ouverts nous rassurent également sur les futures migrations et mises à jour par l’assurance d’une continuité du support des formats.

Quel avenir à la collaboration ?

Les questions concernant l’avenir sont très difficiles à répondre car l’avenir n’appartient à personne; il n’y a pas de précurseurs, il n’existe que des retardataires.

En la question de savoir si le « libre » va devenir une alternative aux grands éditeurs qui préservent jalousement leur code, Richard Stallman qui est le père fondateur  du logiciel libre répondra : « Je ne connais pas l’avenir. Il dépend de vous tous. Si tu exiges la liberté et si tu luttes pour elle, nous pouvons construire ensemble un futur libre. Si tu penses commodité à court terme, tu seras victime de la colonisation numérique.»

La seule chose qui maintienne un groupe de développeurs ensemble est la croyance commune qu’ils peuvent faire plus collectivement qu’individuellement tant qu’il y aura des volontaires, quelque part et peu importe où, nul ne pourra décider unilatéralement de l’arrêter. Chacun possède un pouvoir infini et personne ne possède le moindre pouvoir : le tout produisant une dynamique intéressante.

Si personne n’a vraiment intérêt à ce que le projet voie le jour, personne n’est là pour vraiment en prendre les rênes.

Il est ainsi évident que l’avenir de la collaboration dans le développement des logiciels libre dépend de tout un chacun. En effet, les raisons pour lesquelles des développeurs s’intéressent souvent gratuitement à de tels projets nous donnent beaucoup d’espoir sur la pérennité des logiciels libres :

  • Pour le « fun », la satisfaction de participer à un projet communautaire, ou centré sur leurs intérêts et que l’offre commerciale propriétaire ne satisfait pas.
  • Pour l’amour du « beau code », élégant et optimisé.
  • Pour changer de leur quotidien de développeurs dans des sociétés de développement logiciels
  • propriétaires classiques ou dans des SSII où ils ne s’éclatent plus…
  • Pour une ligne sympa sur le CV
  • Pour se positionner comme offreur de services autour du produit fini.
  • etc…

La force de la communauté apporte plusieurs avantages théoriques:

  • Le logiciel libre est pérenne, car aucune société commerciale ne peut décider d’en suspendre le développement. Le code source étant toujours disponible, il est toujours possible de le faire évoluer.
  • Le logiciel libre est performant, car les programmeurs qui y participent mettent un point d’honneur à produire du bon code.
  • Le logiciel libre est fiable pour la même raison. En outre, la disponibilité immédiate du code rend son débogage plus rapide, alors que les erreurs constatées dans certains logiciels propriétaires mettent parfois plusieurs mois à être corrigées.
  • Le logiciel libre assure une meilleure sécurité contre le piratage, les virus, ou la dégradation de vos données, pour la même raison que ci dessus: quand un trou de sécurité est découvert, la communauté de développeurs du logiciel trouve la faille très vite et la correction est souvent disponible dans les jours, voire les heures suivant l’apparition du problème. Peu de logiciels propriétaires peuvent en dire autant.
  • Enfin, le logiciel libre est bon marché car, au service que vous achetez autour du produit, ne vient pas s’ajouter de coût de licence.

Par contre, beaucoup de personnes hésitent à utiliser les logiciels libres aujourd’hui et probablement dans le futur parce qu’elles  pensent que la fiabilité et la qualité des logiciels libres  restent à désirer.  Ainsi, on remarque malheureusement que les avantages cités ci-dessus n’existent que si la communauté de développeurs constituée autour d’un projet est suffisante. Or, il semble que l’on assiste à l’apparition de nombreux projets peu soutenus et donc de qualité très inférieure.

Ainsi, certaines pensées croient que l’avenir du logiciel propriétaire est dans le libre… et vice versa. Il suffit de voir le nombre d’entreprises (jusqu’aux plus grosses actuelles : IBM, Sun, etc.) impliquées dans le développement d’applications libres. Quant aux éditeurs de logiciels propriétaires, leur intérêt est de plus en plus de construire des outils dont les couches basses seront fondées sur la bibliothèque impressionnante de modules « libres » disponibles, voire de contribuer activement à enrichir cette bibliothèque, et de se concentrer sur les modules permettant aux différentes couches basses et à l’utilisateur de communiquer entre eux dans les meilleures conditions. Ainsi, l’acheteur profitera du meilleur des deux mondes: des fondations performantes parfaitement éprouvées par des milliers de développeurs et d’utilisateurs, et des interfaces conçues par des équipes performantes et en prise directe avec les problèmes de vrais clients.


Conclusion

«Pour tenir le coup face à la concurrence mondiale, il faut avoir une longueur d’avance sur les autres.» En effet, la collaboration est un bon outil presque indispensable pour rester compétitif de nos jours. Les logiciels libres sont de plus en plus populaires et continueront à augmenter en popularité grâce à leur communauté importante qui ne cesse de se renouveler. Par contre, c’est sûr que les éditeurs de logiciels propriétaires mettront des plans en œuvres pour ne pas être les grands perdants en appuyant par exemple  l’adoption de lois défavorables aux logiciels libres.

Question de la semaine :

Pensez-vous que l’avenir du logiciel propriétaire est dans le libre… et vice versa ? Pensez-vous que le mode de développement qui veut que les logiciels propriétaires utilisent les logiciels libres comme couches basses sera une tendance lourde du logiciel commercial dans l’avenir.

Références :

http://www.deloitte.com/view/fr_CA/ca/secteurs/gouvernement/9ca4613cd22fb110VgnVCM100000ba42f00aRCRD.htm

http://www.atosorigin.com/en-us/newsroom/fr fr/communiques_presse/2007/2007_07_09_01.htm

http://fsfe.org/freesoftware/enterprise/freesoftwarecompany.fr.html

http://www.01net.com/editorial/511892/richard-stallman-l-avenir-du-logiciel-libre-depend-de-vous-tous/

http://www.rue89.com/2007/07/16/bel-avenir-pour-le-logiciel-libre-en-france

http://www.veblog.com/fr/2001/0321-logiciel-libre.html

http://www.webct.ulaval.ca/SCRIPT/sio6016_z1_h/scripts/serve_home (Séance 6)

http://www.proverbes-citations.com/cit1.htm





Les difficultés de la collaboration

30 03 2011

Auteurs : Sherly Ambroise , Emmanuelle Proulx , Carine Rousseau, Kenza Sakout Andaloussi et Moise Wend-Laafi Sandwidi

Les billets publiés précédemment dans ce blog traitent du concept de collaboration sous un angle plus positif que négatif. En effet, le travail collaboratif dans une perspective de construction de connaissances a des avantages énormes et ne peut être en aucun cas passé inaperçu. Toutefois, nous nous questionnons sur les limites et les difficultés qu’un groupepourrait rencontrer  en collaborant avec ses pairs. C’est sous cet angle bien précis que nous développons ce qui suit.

Les technologies utilisées dans certains logiciels libres proposentdes outils de collaboration permettant le partage des savoirs, la prise de décisions, etc., sans se soucier de la distance. Ainsi, travailler en collaboration peut être bénéfique moyennant qu’il règne dans le groupe une ambiance d’échange, d’entraide, de dialogue, d’interaction, bref, tout ce qui peut contribuer à faire progresser dans leur apprentissage. Mais, est-ce que cette façon de faire fait l’unanimité ? Est-ce dans tous les cas cette stratégie est productive pour celui ou celle qui en aurait  plus besoin ?  Bref, quelles sont les difficultés susceptibles d’être rencontrées dans la collaboration ?

Types de difficultés dans la collaboration

Les difficultés peuvent se présenter sur plusieurs formes. Ainsi, cette liste que nous vous présentons est loin d’être exhaustive. Suite aux expériences de certains d’entre nous, il a été soulevé que le manque de créativité, l’aspect socioculturel et humain, l’homogénéité des connaissances ainsi que la neutralité dans l’information peuvent rendre difficile la collaboration.

1) Manque de créativité : Le groupe qui collabore doit être en mesure d’innover et de créer des connaissances : l’innovation ne peut plus dépendre d’un seul acteur , mais de chacun de ses membres, ce qui peut, en fait,faciliter le transfert de connaissances entre eux. 

2) Socioculturel et humain : L’interaction sociale qui est à la base de toute collaboration pourrait aussi rendre difficile certains aspects d’échanges, tel que le partage d’un intérêt commun ; les problèmes de conflits d’intérêts ; la priorité individuelle versus la priorité collective ; la non adéquation entre l’outil utilisé et les protocoles sociaux du groupe ; la difficulté de créer et de maintenir une relation à distance performante.

3) Connaissances homogènes : Une collaboration efficace est moins difficile à établir au sein d’un groupe ayant desconnaissances hétérogènes. En effet, plus il y a diversité de connaissances, plus il devient facile de combiner et desynthétiser des informations venant de nombreuses sources différentes.

4) La neutralité : Wikipédia adopte le principe de neutralité qui consiste à ce que tous les contenus qui y circulent soient présentés de manière égalitaire c’est-à-dire sans discrimination en fonction de leur nature. Toutefois, rester neutre en collaborant s’avère difficile à respecter. On cherche parfois à défendre son point de vue, ses idées au détriment des autres. Ainsi, tout non-respect de cette politique rédactionnelle entraînera alors une cencure de l’article en question.

Une règle sur la neutralité de wikipédia que nous trouvons surprenante:

Wikipédia, ouvert à tous, où chacun peut écrire ce qu’il veut et où soi-disant chacun peut corriger les erreurs, admet une règle qui veut que tout le monde sauf la personne dont il est question dans sa biographie, peut corriger.Que la personne elle-même dont un article constitue la biographie, ne soit pas admise à faire l’apologie de ses œuvres ni de la publicité pour celles-ci, personne ne le conteste. Mais qu’elle puisse rectifier une erreur, ou un point de vue manifestement orienté, malintentionné voire diffamatoire, ou injurieux, comme il en existe sur wikipedia ? Ou tout du moins que la personne dont la biographie est plus ou moins malmenée le signale afin que ce soit rectifié ? Non. C’est considéré comme une faute au regard de la dite « neutralité ».

Cet article de Wikipédia intitulé la "Négresse de Moret" (capture datée du 28 mars 2011) est accusé dêtre non-neutre. Un bandeau est affiché dans l'article et les explications des accusations sont indiquées dans la page de discussion. http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9gresse_de_Moret

Force est de constater que la collaboration  n’est pas toujours productive ou peut comporter certains obstacles. Ainsi, tout dépend de l’environnement du travail, de la culture des acteurs et de l’intérêt pour le collaboratif

Notre question de la semaine

Avez-vous déjà vécu des difficultés lors d’une tâche collaborative? Si oui, décrivez-nous un peu l’ambiance qui y régnait.

Références:

Mérini, C., Thomazet, S. et Ponte P. ( 2010). L’aide aux élèves en difficulté : un espace de collaboration sous tension. [En ligne] http://tfe.revues.org/index1413.html

L’encyclopédie en ligne. http://fr.wikipedia.org/wiki/Travail_collaboratif

http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/article-6289184.html






La collaboration entre chercheurs par les logiciels libres

22 03 2011

Auteurs : Sherly Ambroise , Emmanuelle Proulx , Carine Rousseau, Kenza Sakout Andaloussi et Moise Wend-Laafi Sandwidi

Cette semaine, notre billet prendra une forme différente. Nous avons passé deux entrevues avec deux personnes utilisant les logiciels libres pour faciliter la collaboration entre chercheurs. La première est avec la professeure de technologie éducative (Université Laval), Mme Renée-Marie Fountain qui qualifiera la collaboration avec les logiciels libres comme « durable » ou « ouverte ». La deuxième est avec un étudiant de maîtrise en technologie éducative (Université Laval), M. Christian Perreault responsable de l’installation d’un tiki pour un centre de transfert de connaissances qui veut migrer en logiciels libres pour favoriser, notamment, une meilleure collaboration entre ses chercheurs.

Voici donc ces deux témoignages:

  1. Collaboration « durable »

Renée-Marie Fountain décrit la collaboration avec les logiciels libres comme une collaboration « durable » ou « ouverte », car tout ce que l’on fait reste ouvert, on ne peut pas y interdire l’accès.

2.     Pérennité

Christian Perreault

Entrevue de M. Christian Perreault

Le mot clé de cette entrevue semble être une « pérennité » grâce aux logiciels libres.

Conclusion

Ces deux entrevues nous semblent indiquer que les logiciels libres favorisent la collaboration durable dans le temps entre chercheurs, une certaine pérennité, car ils permettent une indépendance qui ne pourrait pas être prise avec un logiciel propriétaire. En effet, collaborer, faire de la recherche avec des logiciels propriétaires, c’est dépendre de ce logiciel, risquer qu’il ferme la collaboration après une certaine durée et c’est empêcher d’adapter l’environnement informatique utilisé aux besoins de la communauté de recherche.

Point d'interrogation 1Notre question de la semaine
Penseriez-vous utiliser les logiciels libres, par la suite, dans vos recherches et/ou milieux professionnels ? Justifiez le choix de votre réponse?




La collaboration dans Wikipédia

16 03 2011

 Auteurs : Sherly Ambroise , Emmanuelle Proulx , Carine Rousseau, Kenza Sakout Andaloussi et Moise Wend-Laafi Sandwidi

Introduction

Précédemment nous avons parlé d’un outil qui a été crée grâce à la collaboration dans une communauté. Cette semaine, nous aborderons la collaboration sous un autre angle. En effet, l’information retrouvée dans Wikipédia est véridique grâce au travail de milliers d’internautes qui mettent leur connaissance à profit : nous parlons alors de la collaboration dans la création d’information.

Qu’est ce qu’un Wiki ?

Tout d’abord, un wiki est un site Web dont les pages comportent des hyperliens les unes vers les autres. Ces pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l’écriture et l’illustration collaboratives des documents numériques qu’il contient. En 2010, selon Alexa Internet, le plus consulté de tous les wikis est l’encyclopédie libre Wikipédia.

Wikipédia…c’est quoi déjà ?

Wikipédia est une encyclopédie multilingue, universelle, librement diffusable, disponible sur le Web et écrite par les internautes grâce à la technologie wiki. Wikipédia a pour objectif d’offrir un contenu librement réutilisable, neutre et vérifiable, que chacun peut modifier et améliorer. Cette encyclopédie est hébergée par une fondation américaine, la Wikimedia Foundation. Les mêmes principes fondateurs sont partagés par toutes les différentes versions linguistiques, mais les pratiques d’écriture sont convenues indépendamment par les internautes pour chacune d’elles.

Wikipédia est reconnu non seulement comme une encyclopédie de références, mais aussi comme une source d’actualités étant donné la rapidité de mise jour  et l’interaction de millions d’utilisateurs dans le monde.

Wikipédia a pour slogan : « Le projet d’encyclopédie librement distribuable que chacun peut améliorer ». Ce projet est décrit par son cofondateur Jimmy Wales comme « un effort pour créer et distribuer une encyclopédie libre de la meilleure qualité possible à chaque personne sur la terre dans sa langue maternelle ». Ainsi, Jimmy Wales proposa comme objectif que Wikipédia puisse atteindre un niveau de qualité au moins équivalent à celui de l’Encyclopædia Britannica.

Actuellement, Wikipédia en français compte plus de deux mille articles distingués comme « articles de qualité » ou comme « bons articles ».

Bref historique de Wikipédia

En mars 2000, Jimmy Wales crée Nupedia, une encyclopédie libre en ligne. Il bénéficie pour cela du soutien de la société Bomis, dont il est l’actionnaire majoritaire. Larry Sanger est engagé dans cette société au titre de rédacteur en chef. Nupédia fonctionnant avec un comité scientifique : la progression du nombre d’articles est très lente. Le matin du 2 janvier 2001, Larry Sanger a une conversation avec le programmeur Ben Kovitz, qui lui explique le concept du wiki. À cause de la frustration occasionnée par la lenteur de la progression de Nupédia, Larry Sanger propose à Jimmy Wales de tester une encyclopédie sous le concept de wiki afin d’observer la vitesse de développement des articles. Le 15 janvier 2001 voit la naissance de Wikipédia. Ils constatent alors qu’en 2003, la progression de Nupedia stagne, alors que Wikipédia se développe très rapidement. Le 26 septembre 2003, Nupedia est définitivement fermée et son contenu intégré à Wikipédia, en constante expansion. Le 20 juin 2003, la Wikimedia Foundation est créée pour financer le soutien technique de Wikipédia.

Les principes fondateurs de Wikipédia

Les principes fondateurs de Wikipédia balisent les conditions de son élaboration. Ils constituent le fondement intangible de toutes les règles et recommandations du projet et sont au nombre de cinq : encyclopédisme, neutralité de point de vue, liberté du contenu, savoir-vivre communautaire et souplesse des règles.

Balance de wikipédia

La justice de wikipédia

Ces règles ont pour objectif de permettre à tous et chacun de participer au développement de Wikipédia dans le respect d’autrui, tout en ayant conscience de la pertinence de son intervention.

Le facteur qui a rendu cette encyclopédie si populaire est la liberté de son contenu. En effet, Wikipédia est publiée sous licence libre et ouverte à tous : les textes publiés sont disponibles sous licence Creative Commons Paternité-Partage des Conditions initiales à l’Identique 3.0 Unported (CC-BY-SA 3.0) et licence de documentation libre GNU (GFDL). Cette licence autorise chacun à créer, copier, modifier et distribuer le contenu de Wikipédia. Les obligations sont de conserver la même licence pour les copies conformes et les copies modifiées, ainsi que de créditer les auteurs originaux. Personne n’a le contrôle d’un article en particulier; ainsi, tout texte apporté à Wikipédia peut être modifié et redistribué sans avertissement par n’importe qui, y compris de façon marchande.

CopyLeft de wikipédia

CopyLeft de wikipédia

Et la collaboration dans tout ça ?

Tout lecteur de Wikipédia est un rédacteur ou correcteur potentiel. Fin 2008, un sondage est effectué par la Wikimedia Foundation et UNU-MERIT. Environ 130 000 lecteurs et contributeurs de Wikipédia y ont répondu, principalement en anglais, allemand et espagnol. La moyenne d’âge des personnes sondées est d’environ 26 ans. Une fois les résultats listés, environ 65 % d’entre eux se déclaraient seulement lecteurs et 35 % contributeurs. Parmi les contributeurs, 48 % d’entre eux avaient fait des études supérieures et 20 % d’entre eux avaient obtenu leur diplôme. Ces contributeurs passent en moyenne 4,3 heures par semaine sur Wikipédia, et leurs motivations principales sont de partager leurs savoirs et de corriger des erreurs.

Les rédacteurs se répartissent généralement par communauté linguistique concentrée sur la rédaction de la version de Wikipédia correspondante. Ils interviennent aussi souvent ponctuellement sur les versions de Wikipédia en d’autres langues ou les projets frères de la Wikimedia Foundation. Depuis 2008, les comptes enregistrés peuvent être unifiés : un seul compte sert ainsi à identifier l’utilisateur sur tous les projets de la fondation.

Au sein de Wikipédia, les comptes utilisateurs disposent de différents statuts techniques gérés par le logiciel MediaWiki et contrôlant les actions qui leurs sont permises. Les critères pour acquérir un statut et la façon de se servir des capacités fournies sont fixés indépendamment par chaque communauté. Parmi ces statuts, les principaux sont :

* les utilisateurs anonymes (avec des restrictions sur la création d’articles sur certaines versions linguistiques) ;

* les utilisateurs enregistrés (moins de restrictions avec droits de vote, etc.)

* les administrateurs (gestion du contenu et des accès)

* les bureaucrates (gestion des comptes utilisateur)

* les arbitres (gestion des conflits)

Évolution du nombre d'articles en français dans Wikipédia

Évolution du nombre d'articles en français dans Wikipédia

Conclusion

Wikipédia est l’encyclopédie libre la plus consultée de tous les wikis. Cette popularité est sans doute due à la force de sa communauté. Wikipédia est reconnu non seulement comme une encyclopédie de référence, mais aussi comme une source d’actualités très fréquemment mise à jour. Malgré les politiques éditoriales, certains sujets restent délicats à traiter : on constate donc certaines difficultés à la collaboration. Nous reviendrons sur ce sujet dans les prochaines semaines…

Point d'interrogation 1Notre question de la semaine
Wikipédia est une encyclopédie générale, ce qui fait qu’on y traite de tous les sujets. Avez-vous déjà contribué au développement de Wikipédia? Si oui, de quelle manière? Que pensez-vous du modèle de contribution de Wikipédia?
 
Références
 




Un environnement collaboratif en logiciels libres : Sugar

1 03 2011

Auteurs : Sherly Ambroise , Emmanuelle Proulx , Carine Rousseau, Kenza Sakout Andaloussi et Moise Wend-Laafi Sandwidi

Pourquoi Sugar ?

Parmi les logiciels libres collaboratifs,  « Sugar » est l’un de ceux qui favorise le travail collaboratif via son environnement libre. Sugar est  développé pour le projet One Laptop Per Child (OLPC) par SugarLabs depuis mai 2008. Il est surtout utilisé par l’ordinateur portable XO.

Cette image représente l’environnement Sugar. Le X au milieu symbolise l’enfant au centre. Les programmes et les applications qui l’entoure sont des Activités.

Environnement Sugar, Source : OLPC News

OLPC – One Laptop per Child

Le projet OLPC (One Laptop per Child – un ordinateur portable par enfant) est un projet éducatif. Sa mission est de fournir des ordinateurs comme outil éducatif aux enfants des pays en voie de développement. Ces ordinateurs sont connus sous le nom de XO. C’est un outil très robuste et peu demandant en énergie.

Le XO  ne requiert que des logiciels libres et ouverts pour fonctionner. En fait, c’est le cinquième principe du projet OLPC.

Nous vous invitons à regarder cette vidéo  qui énonce les différents principes de cet outil.

Source: http://olpc-france.org/wiki/index.php?title=Accueil

Collaboration grâce à Sugar

Les XO sont capables lorsqu’ils sont dans une même espace (environ 100m) de se reconnaître entre eux . Ce qui permet aux enfants de travailler chacun sur une même activité, de manière collaborative, en même temps, sans même utiliser internet. On dit qu’ils travaillent sur le réseau maillé.

L’environnement Sugar met l’enfant au centre de son apprentissage et lui permet  de faire un grand nombre d’activités pédagogiques et ludo-pédagogiques. Ces activités peuvent être faites seul ou en collaboration avec un ou plusieurs  enfant (s) proche (s) sur le réseau maillé  ou avec n’importe qui dans le monde via une connexion Internet.

Par exemple, un enfant fait un schéma individuel du cycle de l’eau, mais il n’est pas sûr d’avoir bien compris. Il invite alors un autre élève à son activité. Celui-ci pourra alors voir l’activité sur son propre XO et intervenir sur celle-ci. Les deux enfants pourront alors continuer à travailler ensemble sur le même schéma et voir les modifications de  chacun au même moment.

Cette image nous fait voir 4 groupes d’enfants en train de travailler ensemble sur des activités et un autre travaillant tout seul (le jaune).

Mode voisinage de Sugar, source : Site d'OLPC

Différence entre Windows et Sugar du point de vue collaboration

Windows présente une interface ayant la forme d’un espace de travail présentant différents programmes et dossiers sur lesquels travailler. Nous ne pouvons pas travailler de manière collaborative directement dans cet environnement. Le seul moyen de travailler de manière collaborative avec des programmes de Windows est d’envoyer un travail par courriel à une autre personne afin qu’il le regarde, y fasse des modifications et nous le renvoie (la collaboration sera alors asynchrone). Par exemple, je fais un document Word, je l’envoie à un collègue qui le corrige grâce à l’outil révision (fait des modifications appuyées par des commentaires), puis me l’envoie. J’accepte alors ou non ses modifications en prenant connaissance de ces commentaires.
Si nous voulons travailler avec des outils plus axés sur la collaboration, il nous faut aller les chercher sur internet (comme des wikis, blogs, forum, Google docs, etc.), mais dans ce cas, ceci n’a plus de rapport avec Windows.

Des outils de gestion de documents, comme SharePoint, peuvent toutefois être ajoutés à Windows pour permettre une certaine collaboration, mais ils sont encore peu connus et ne sont pas installés avec le système d’exploitation de base.

Sugar: l’environnement du XO-1 sur une clé USB

Il est possible à présent de télécharger Sugar gratuitement sur une clé USB de 4 gig par l’intermédiaire de Fedora.

La création de la clé USB pour faire fonctionner Sugar est possible grâce à Fedora Live USBCreator. Source : http://wiki.sugarlabs.org/go/Sugar_on_a_Stick/Blueberry

Pour de plus amples informations sur le processus d’installation, nous vous invitons à visiter notre forum: www.communautepratiquesugar.org

Une fois que Sugar est installé sur la clé, vous insérez cette clé avant d’allumer votre  ordinateur et vous constaterez  votre ordinateur allumé sur l’environnement Sugar. Tout ce que vous allez faire sera alors enregistré sur votre clé USB sans aucune incidence sur votre système habituel.

Vous pouvez aussi installer directement Sugar à partir d’environnement Linux comme Ubuntu (dans la logithèque d’Ubuntu, chechez Ubuntu-Sugar-Remix). Nous proposons d’ailleurs de recycler de vieux portables en y mettant Edubuntu et Sugar afin de les offrir à des enfants.

Grace à Sugar, il serait donc possible de faire travailler des enfants de près ou de loin de façon interactive et collaborative sur des projets.

Collaboration avec un XO et un PC

Si nous installons Sugar sur clé USB pour notre PC, nous avons aussi besoin d’internet pour collaborer, mais cette collaboration se fera directement avec les programmes de l’environnement (pas besoin de passer par un outil extérieur comme un wiki) et la collaboration se fera de manière synchrone.

Dieubens Ambroise et Ophélie Herrmann-Rousseau peuvent travailler de manière collaborative entre un XO et Sugar sur PC (ici à partir d'Ubuntu-Sugar-Remix). CC BY-NC-SA

Une fois connecté sur internet, l’environnement Sugar peut détecter automatiquement tout ordinateur branché sur le même serveur,  et ceci quelle que soit la distance des utilisateurs. Ce qui permettra à l’enfant d’en inviter d’autres à participer à son activité.

Par exemple, si deux élèves sont sur l’activité Écrire , un élève peut commencer à mettre ses idées et l’autre élève peut y ajouter les siennes, donner son avis sur celles-ci, faire des corrections de manière synchrone sur le même texte. Nous verrons alors ce que chacun écrit dans leur texte dans une couleur différente.

Point d'interrogation 1

Nous vous invitons, cette semaine, à faire des commentaires concernant notre forum sur les XO et Sugar : www.communautepratiquesugar.org





Un logiciel libre développé en collaboration

22 02 2011

Auteurs : Sherly Ambroise , Emmanuelle Proulx , Carine Rousseau, Kenza Sakout Andaloussi et Moise Wend-Laafi Sandwidi

Introduction

Aujourd’hui, on retrouve un large choix de logiciels libres développés grâce à la collaboration (de bénévoles venants des quatre coins du monde) des informaticiens.(En effet,  ces logiciels sont déstinés à toutes sortes de publics)  et qui servent tous les publics (entreprises, secteur public ou citoyen). Ces logiciels ont montré  (qu’ils étaient à la hauteur et mêmes supérieurs aux logiciels propriétaires)leur efficacité et leur pertinence aussi bien que leurs équivalents propriétaires. On cite par exemple les plus populaires, Wikipédia versus L’Encyclopædia Britannica ou GNU/Linux versus Microsoft Windows. Mais aujourd’hui, concentrons-nous sur un gestionnaire de contenu: TYPO3.

Que fait TYPO3 ?

Logo de TYPO3.

L’un des logiciels libres qui a un grand succès chez ses programmeurs autant que chez ses utilisateurs est TYPO3. Ce système de gestion de contenu sert à la conception et à l’administration des contenus présents dans un site Internet, Intranet ou Extranet… Il fonctionne aussi bien avec les petits sites d’une centaine de pages que pour les sites de plus grande envergure. TYPO3 évolue grâce à la grande collaboration de sa communauté qui améliore de jour en jour les fonctionnalités disponibles. Il facilite le développement et le maintien des sites Web puisque la majorité des fonctionnalités nécessaires pour leurs développements sont déjà créé dans des modules qu’ils (peuvent ajouter) n’ont qu’à être ajoutés tels quels ou modifiés par un développeur. TYPO3 est un gestionnaire de contenu libre écrit en PHP et publié sous la Licence publique générale GNU. Il fonctionne sur un serveur Apache ou IIS.

TYPO3 gère facilement la décentralisation de la saisie de l’information et les sites multilingues. De plus, il intègre les dernières fonctionnalités du Web 2.0 et permet d’y associer des interfaces riches comme Ajax, Flex, etc. Il dispose de nombreuses extensions servant à personnaliser le site ou les contenus en fonction des profils des internautes : espace membre, actualités, forum, FAQ, newsletter, téléchargement de documents, flux RSS, interfaces avec les outils des réseaux sociaux (Facebook, Netvibes, Twiter, Flickr…).

TYPO3 permet également de libérer la créativité des graphistes, contrairement à d’autres logiciels qui imposent des modèles ou des chartes « trop  rigides ou pré formatées ».

Université laval

Reconnaissez-vous ce site propulsé par Typo3

Bref historique sur le gestionnaire de contenu

Le cerveau derrière ce gestionnaire de contenu TYPO3 est Kasper Skårhøj. En 1997, Kasper lance la conception de 3 prototypes du CMS TYPO3. En 1998,  il développe une version commerciale alors qu’il est employé de la web agency superfish.com. En 1999, il décide de quitter superfish.com. Il conserve alors les droits de TYPO3. Après réflexion, Kasper choisit d’adhérer au modèle économique du logiciel libre. Un an après son départ de l’entreprise, il publie la première version libre du logiciel.  En 2003, ce sont les investissements de Dassault Systèmes qui ont contribué au développement majeur de l’outil. «Cette collaboration aboutira à la création de l’extension TemplaVoilà!, initialement prévue comme fonctionnalité principale de la version 4 (sortie au printemps 2006). Cependant, elle ne fut pas intégrée et reste à l’heure actuelle une extension.» (wikipédia) Déjà en 2006, il y avait plus de 5 900 utilisateurs et sites réalisés ou référencés avec TYPO3 dont plus de 200 sites francophones en 2006. Et les versions secondaires se cumulent. 4.3.5, 4.3.6…

En parallèle à l’amélioration de la version 4, une nouvelle branche de développement de TYPO3 est en cours soit la version 5. Cette version 5 est basée sur le framework de développement FLOW3. Son objectif est de créer une interface plus conviviale pour les webmestres, les édimestres et les développeurs.

En 2009, le projet TYPO3 a atteint la finale des « SourceForge Community Choice Awards », dans la catégorie « Best Project for the Enterprise ».

En date du 22 juin 2010, TYPO3 avait été téléchargé plus de 4,6 millions de fois.

Comment évolue TYPO3 ?

Les développeurs peuvent participer à l’évolution de l’outil deux manières différentes : soit participer au développement et à l’évolution du coeur de TYPO3, soit participer au développement de fonctionnalités qui sont greffées à TYPO3, ce qu’on appelle dans cette communauté des extensions.

Il existe plusieurs équipes de développement du coeur de TYPO3, une pour chaque version majeure de TYPO3. Par exemple, l’équipe de développement de la branche version 4 est composée de 32 programmeurs dont un leader, monsieur Oliver Hader. Toutes personnes voulant rejoindre cette équipe doit avant tout prouver son mérite : «The core team does not really consist of members who apply or are elected, it’s rather a bunch of developers who naturally form a group due to their continuous work and contribution to the TYPO3’s core. New team members are invited by the core team whenever they become noticeable by their merit and personality.» (TYPO3.ORG) Par contre,  tout programmeur qui trouve un correctif à un bug est invité à l’envoyer à l’équipe qui le validera et l’intégrera le cas échéant.

 

Console d'administration

Image de la console d'administration de TYPO3

Cependant, si vous utilisez simplement le coeur natif de TYPO3, vous n’aurez pas un site très dynamique. La force de TYPO3 réside dans la gamme d’extensions qui l’entourent. Vous voulez un gestionnaire de nouvelles? Utilisez TTNEWS. Vous désirez un abonnement à une liste de distribution? Configurez Direct Mail.  Ce sont ces milliers de modules déjà développés qui n’attendent qu’à être ajoutés à votre site qui font le succès de ce gestionnaire de contenu. Les développeurs d’extensions se comptent par centaines.  N’importe quels développeurs PHP/mySQL peut créer ou faire évoluer une extension selon les besoins de son client. Par la suite, il est libre de redistribuer le code via le site TYPO3.ORG afin que d’autres développeurs puissent réutiliser son code.

Liste des extensions

Forge du gestionnaire de contenu TYPO3

Généralement, une extension sera liée un auteur unique et un groupe de membres. Ce groupe spontanément formé par des personnes préoccupées par l’évolution de l’extension. Comme il existe beaucoup d’extensions, elles sont aussi soumises à une  sélection naturelle. Comme les extensions sont triées par popularité dans la FORGE, de nombreuses extensions développées pour des fins similaires sont appelées à disparaître si elles ne sont pas de qualité. De plus, l’équipe de développement du coeur de TYPO3 examine parfois une extension et appose un saut garant d’une bonne qualité.

Règle de conception des modules de TYPO3

Afin que les développeurs se retrouvent dans le code d’autrui et puissent facilement le faire évoluer, il existe des règles de programmation qui sont défini dans la documentation de TYPO3. Il est conseillé à chaque développeur qui produit une nouvelle extension d’utiliser ce modèle afin que sa contribution au monde du libre continue d’évoluer grâce à la contribution d’autres informaticiens.

Conclusion

Grâce à la collaboration des développeurs, TYPO3 a pu réaliser ce que beaucoup d’autres solutions propriétaires n’ont pas pu : une distribution véritablement mondiale, des milliers d’utilisateurs de tous secteurs d’activité, de toutes tailles d’entreprise et de tous domaines. TYPO3 continuera d’évoluer grâce aux contributions de ses développeurs.  Au Québec, des entreprises comme NURUN, Sys-Tech et InfoGlobe, qui se spécialisent dans le développement, l’hébergement et/ou la formation sur les sites TYPO3. Ils collaborent également avec la communauté en retournant les extensions développées dans leurs projets.

Enfin, on peut dire que TYPO3, comme bien d’autres logiciels libres d’ailleurs, est développé selon des normes, des règles et des validations qui permettent de conserver une structure facilitant la réutilisation et la collaboration entre développeurs. En effet, par la collaboration de plusieurs développeurs validant et revalidant le même code, par la mise en commun de compétences complémentaires, le produit livré à la communauté est riche et stable rapidement. Les logiciels libres sont généralement plus stables et connaissent moins de bugs que des logiciels propriétaires.

Question du jourNotre question de la semaine :

Avez-vous déjà utilisé TYPO3 ou un autre gestionnaire de contenu? Sinon, suite à ce que vous venez d’en apprendre, seriez-vous tentés de l’utiliser?

Références:

Communauté francophone TYPO3, http://typo3-fr.org/, (en ligne), Consulté le 19 février 2011)

Site officiel de TYPO3, http://typo3.org/, (en ligne), Consulté le 19 février 2011)

Typo3, Communauté,http://forge.typo3.org/projects/show/typo3v4-core, (en ligne), Consulté le 19 février 2011)

Wikipédia, TYPO3, http://fr.wikipedia.org/wiki/TYPO3, (en ligne), Consulté le 19 février 2011)