La collaboration dans Wikipédia

16 03 2011

 Auteurs : Sherly Ambroise , Emmanuelle Proulx , Carine Rousseau, Kenza Sakout Andaloussi et Moise Wend-Laafi Sandwidi

Introduction

Précédemment nous avons parlé d’un outil qui a été crée grâce à la collaboration dans une communauté. Cette semaine, nous aborderons la collaboration sous un autre angle. En effet, l’information retrouvée dans Wikipédia est véridique grâce au travail de milliers d’internautes qui mettent leur connaissance à profit : nous parlons alors de la collaboration dans la création d’information.

Qu’est ce qu’un Wiki ?

Tout d’abord, un wiki est un site Web dont les pages comportent des hyperliens les unes vers les autres. Ces pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l’écriture et l’illustration collaboratives des documents numériques qu’il contient. En 2010, selon Alexa Internet, le plus consulté de tous les wikis est l’encyclopédie libre Wikipédia.

Wikipédia…c’est quoi déjà ?

Wikipédia est une encyclopédie multilingue, universelle, librement diffusable, disponible sur le Web et écrite par les internautes grâce à la technologie wiki. Wikipédia a pour objectif d’offrir un contenu librement réutilisable, neutre et vérifiable, que chacun peut modifier et améliorer. Cette encyclopédie est hébergée par une fondation américaine, la Wikimedia Foundation. Les mêmes principes fondateurs sont partagés par toutes les différentes versions linguistiques, mais les pratiques d’écriture sont convenues indépendamment par les internautes pour chacune d’elles.

Wikipédia est reconnu non seulement comme une encyclopédie de références, mais aussi comme une source d’actualités étant donné la rapidité de mise jour  et l’interaction de millions d’utilisateurs dans le monde.

Wikipédia a pour slogan : « Le projet d’encyclopédie librement distribuable que chacun peut améliorer ». Ce projet est décrit par son cofondateur Jimmy Wales comme « un effort pour créer et distribuer une encyclopédie libre de la meilleure qualité possible à chaque personne sur la terre dans sa langue maternelle ». Ainsi, Jimmy Wales proposa comme objectif que Wikipédia puisse atteindre un niveau de qualité au moins équivalent à celui de l’Encyclopædia Britannica.

Actuellement, Wikipédia en français compte plus de deux mille articles distingués comme « articles de qualité » ou comme « bons articles ».

Bref historique de Wikipédia

En mars 2000, Jimmy Wales crée Nupedia, une encyclopédie libre en ligne. Il bénéficie pour cela du soutien de la société Bomis, dont il est l’actionnaire majoritaire. Larry Sanger est engagé dans cette société au titre de rédacteur en chef. Nupédia fonctionnant avec un comité scientifique : la progression du nombre d’articles est très lente. Le matin du 2 janvier 2001, Larry Sanger a une conversation avec le programmeur Ben Kovitz, qui lui explique le concept du wiki. À cause de la frustration occasionnée par la lenteur de la progression de Nupédia, Larry Sanger propose à Jimmy Wales de tester une encyclopédie sous le concept de wiki afin d’observer la vitesse de développement des articles. Le 15 janvier 2001 voit la naissance de Wikipédia. Ils constatent alors qu’en 2003, la progression de Nupedia stagne, alors que Wikipédia se développe très rapidement. Le 26 septembre 2003, Nupedia est définitivement fermée et son contenu intégré à Wikipédia, en constante expansion. Le 20 juin 2003, la Wikimedia Foundation est créée pour financer le soutien technique de Wikipédia.

Les principes fondateurs de Wikipédia

Les principes fondateurs de Wikipédia balisent les conditions de son élaboration. Ils constituent le fondement intangible de toutes les règles et recommandations du projet et sont au nombre de cinq : encyclopédisme, neutralité de point de vue, liberté du contenu, savoir-vivre communautaire et souplesse des règles.

Balance de wikipédia

La justice de wikipédia

Ces règles ont pour objectif de permettre à tous et chacun de participer au développement de Wikipédia dans le respect d’autrui, tout en ayant conscience de la pertinence de son intervention.

Le facteur qui a rendu cette encyclopédie si populaire est la liberté de son contenu. En effet, Wikipédia est publiée sous licence libre et ouverte à tous : les textes publiés sont disponibles sous licence Creative Commons Paternité-Partage des Conditions initiales à l’Identique 3.0 Unported (CC-BY-SA 3.0) et licence de documentation libre GNU (GFDL). Cette licence autorise chacun à créer, copier, modifier et distribuer le contenu de Wikipédia. Les obligations sont de conserver la même licence pour les copies conformes et les copies modifiées, ainsi que de créditer les auteurs originaux. Personne n’a le contrôle d’un article en particulier; ainsi, tout texte apporté à Wikipédia peut être modifié et redistribué sans avertissement par n’importe qui, y compris de façon marchande.

CopyLeft de wikipédia

CopyLeft de wikipédia

Et la collaboration dans tout ça ?

Tout lecteur de Wikipédia est un rédacteur ou correcteur potentiel. Fin 2008, un sondage est effectué par la Wikimedia Foundation et UNU-MERIT. Environ 130 000 lecteurs et contributeurs de Wikipédia y ont répondu, principalement en anglais, allemand et espagnol. La moyenne d’âge des personnes sondées est d’environ 26 ans. Une fois les résultats listés, environ 65 % d’entre eux se déclaraient seulement lecteurs et 35 % contributeurs. Parmi les contributeurs, 48 % d’entre eux avaient fait des études supérieures et 20 % d’entre eux avaient obtenu leur diplôme. Ces contributeurs passent en moyenne 4,3 heures par semaine sur Wikipédia, et leurs motivations principales sont de partager leurs savoirs et de corriger des erreurs.

Les rédacteurs se répartissent généralement par communauté linguistique concentrée sur la rédaction de la version de Wikipédia correspondante. Ils interviennent aussi souvent ponctuellement sur les versions de Wikipédia en d’autres langues ou les projets frères de la Wikimedia Foundation. Depuis 2008, les comptes enregistrés peuvent être unifiés : un seul compte sert ainsi à identifier l’utilisateur sur tous les projets de la fondation.

Au sein de Wikipédia, les comptes utilisateurs disposent de différents statuts techniques gérés par le logiciel MediaWiki et contrôlant les actions qui leurs sont permises. Les critères pour acquérir un statut et la façon de se servir des capacités fournies sont fixés indépendamment par chaque communauté. Parmi ces statuts, les principaux sont :

* les utilisateurs anonymes (avec des restrictions sur la création d’articles sur certaines versions linguistiques) ;

* les utilisateurs enregistrés (moins de restrictions avec droits de vote, etc.)

* les administrateurs (gestion du contenu et des accès)

* les bureaucrates (gestion des comptes utilisateur)

* les arbitres (gestion des conflits)

Évolution du nombre d'articles en français dans Wikipédia

Évolution du nombre d'articles en français dans Wikipédia

Conclusion

Wikipédia est l’encyclopédie libre la plus consultée de tous les wikis. Cette popularité est sans doute due à la force de sa communauté. Wikipédia est reconnu non seulement comme une encyclopédie de référence, mais aussi comme une source d’actualités très fréquemment mise à jour. Malgré les politiques éditoriales, certains sujets restent délicats à traiter : on constate donc certaines difficultés à la collaboration. Nous reviendrons sur ce sujet dans les prochaines semaines…

Point d'interrogation 1Notre question de la semaine
Wikipédia est une encyclopédie générale, ce qui fait qu’on y traite de tous les sujets. Avez-vous déjà contribué au développement de Wikipédia? Si oui, de quelle manière? Que pensez-vous du modèle de contribution de Wikipédia?
 
Références
 
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Un environnement collaboratif en logiciels libres : Sugar

1 03 2011

Auteurs : Sherly Ambroise , Emmanuelle Proulx , Carine Rousseau, Kenza Sakout Andaloussi et Moise Wend-Laafi Sandwidi

Pourquoi Sugar ?

Parmi les logiciels libres collaboratifs,  « Sugar » est l’un de ceux qui favorise le travail collaboratif via son environnement libre. Sugar est  développé pour le projet One Laptop Per Child (OLPC) par SugarLabs depuis mai 2008. Il est surtout utilisé par l’ordinateur portable XO.

Cette image représente l’environnement Sugar. Le X au milieu symbolise l’enfant au centre. Les programmes et les applications qui l’entoure sont des Activités.

Environnement Sugar, Source : OLPC News

OLPC – One Laptop per Child

Le projet OLPC (One Laptop per Child – un ordinateur portable par enfant) est un projet éducatif. Sa mission est de fournir des ordinateurs comme outil éducatif aux enfants des pays en voie de développement. Ces ordinateurs sont connus sous le nom de XO. C’est un outil très robuste et peu demandant en énergie.

Le XO  ne requiert que des logiciels libres et ouverts pour fonctionner. En fait, c’est le cinquième principe du projet OLPC.

Nous vous invitons à regarder cette vidéo  qui énonce les différents principes de cet outil.

Source: http://olpc-france.org/wiki/index.php?title=Accueil

Collaboration grâce à Sugar

Les XO sont capables lorsqu’ils sont dans une même espace (environ 100m) de se reconnaître entre eux . Ce qui permet aux enfants de travailler chacun sur une même activité, de manière collaborative, en même temps, sans même utiliser internet. On dit qu’ils travaillent sur le réseau maillé.

L’environnement Sugar met l’enfant au centre de son apprentissage et lui permet  de faire un grand nombre d’activités pédagogiques et ludo-pédagogiques. Ces activités peuvent être faites seul ou en collaboration avec un ou plusieurs  enfant (s) proche (s) sur le réseau maillé  ou avec n’importe qui dans le monde via une connexion Internet.

Par exemple, un enfant fait un schéma individuel du cycle de l’eau, mais il n’est pas sûr d’avoir bien compris. Il invite alors un autre élève à son activité. Celui-ci pourra alors voir l’activité sur son propre XO et intervenir sur celle-ci. Les deux enfants pourront alors continuer à travailler ensemble sur le même schéma et voir les modifications de  chacun au même moment.

Cette image nous fait voir 4 groupes d’enfants en train de travailler ensemble sur des activités et un autre travaillant tout seul (le jaune).

Mode voisinage de Sugar, source : Site d'OLPC

Différence entre Windows et Sugar du point de vue collaboration

Windows présente une interface ayant la forme d’un espace de travail présentant différents programmes et dossiers sur lesquels travailler. Nous ne pouvons pas travailler de manière collaborative directement dans cet environnement. Le seul moyen de travailler de manière collaborative avec des programmes de Windows est d’envoyer un travail par courriel à une autre personne afin qu’il le regarde, y fasse des modifications et nous le renvoie (la collaboration sera alors asynchrone). Par exemple, je fais un document Word, je l’envoie à un collègue qui le corrige grâce à l’outil révision (fait des modifications appuyées par des commentaires), puis me l’envoie. J’accepte alors ou non ses modifications en prenant connaissance de ces commentaires.
Si nous voulons travailler avec des outils plus axés sur la collaboration, il nous faut aller les chercher sur internet (comme des wikis, blogs, forum, Google docs, etc.), mais dans ce cas, ceci n’a plus de rapport avec Windows.

Des outils de gestion de documents, comme SharePoint, peuvent toutefois être ajoutés à Windows pour permettre une certaine collaboration, mais ils sont encore peu connus et ne sont pas installés avec le système d’exploitation de base.

Sugar: l’environnement du XO-1 sur une clé USB

Il est possible à présent de télécharger Sugar gratuitement sur une clé USB de 4 gig par l’intermédiaire de Fedora.

La création de la clé USB pour faire fonctionner Sugar est possible grâce à Fedora Live USBCreator. Source : http://wiki.sugarlabs.org/go/Sugar_on_a_Stick/Blueberry

Pour de plus amples informations sur le processus d’installation, nous vous invitons à visiter notre forum: www.communautepratiquesugar.org

Une fois que Sugar est installé sur la clé, vous insérez cette clé avant d’allumer votre  ordinateur et vous constaterez  votre ordinateur allumé sur l’environnement Sugar. Tout ce que vous allez faire sera alors enregistré sur votre clé USB sans aucune incidence sur votre système habituel.

Vous pouvez aussi installer directement Sugar à partir d’environnement Linux comme Ubuntu (dans la logithèque d’Ubuntu, chechez Ubuntu-Sugar-Remix). Nous proposons d’ailleurs de recycler de vieux portables en y mettant Edubuntu et Sugar afin de les offrir à des enfants.

Grace à Sugar, il serait donc possible de faire travailler des enfants de près ou de loin de façon interactive et collaborative sur des projets.

Collaboration avec un XO et un PC

Si nous installons Sugar sur clé USB pour notre PC, nous avons aussi besoin d’internet pour collaborer, mais cette collaboration se fera directement avec les programmes de l’environnement (pas besoin de passer par un outil extérieur comme un wiki) et la collaboration se fera de manière synchrone.

Dieubens Ambroise et Ophélie Herrmann-Rousseau peuvent travailler de manière collaborative entre un XO et Sugar sur PC (ici à partir d'Ubuntu-Sugar-Remix). CC BY-NC-SA

Une fois connecté sur internet, l’environnement Sugar peut détecter automatiquement tout ordinateur branché sur le même serveur,  et ceci quelle que soit la distance des utilisateurs. Ce qui permettra à l’enfant d’en inviter d’autres à participer à son activité.

Par exemple, si deux élèves sont sur l’activité Écrire , un élève peut commencer à mettre ses idées et l’autre élève peut y ajouter les siennes, donner son avis sur celles-ci, faire des corrections de manière synchrone sur le même texte. Nous verrons alors ce que chacun écrit dans leur texte dans une couleur différente.

Point d'interrogation 1

Nous vous invitons, cette semaine, à faire des commentaires concernant notre forum sur les XO et Sugar : www.communautepratiquesugar.org





Un logiciel libre développé en collaboration

22 02 2011

Auteurs : Sherly Ambroise , Emmanuelle Proulx , Carine Rousseau, Kenza Sakout Andaloussi et Moise Wend-Laafi Sandwidi

Introduction

Aujourd’hui, on retrouve un large choix de logiciels libres développés grâce à la collaboration (de bénévoles venants des quatre coins du monde) des informaticiens.(En effet,  ces logiciels sont déstinés à toutes sortes de publics)  et qui servent tous les publics (entreprises, secteur public ou citoyen). Ces logiciels ont montré  (qu’ils étaient à la hauteur et mêmes supérieurs aux logiciels propriétaires)leur efficacité et leur pertinence aussi bien que leurs équivalents propriétaires. On cite par exemple les plus populaires, Wikipédia versus L’Encyclopædia Britannica ou GNU/Linux versus Microsoft Windows. Mais aujourd’hui, concentrons-nous sur un gestionnaire de contenu: TYPO3.

Que fait TYPO3 ?

Logo de TYPO3.

L’un des logiciels libres qui a un grand succès chez ses programmeurs autant que chez ses utilisateurs est TYPO3. Ce système de gestion de contenu sert à la conception et à l’administration des contenus présents dans un site Internet, Intranet ou Extranet… Il fonctionne aussi bien avec les petits sites d’une centaine de pages que pour les sites de plus grande envergure. TYPO3 évolue grâce à la grande collaboration de sa communauté qui améliore de jour en jour les fonctionnalités disponibles. Il facilite le développement et le maintien des sites Web puisque la majorité des fonctionnalités nécessaires pour leurs développements sont déjà créé dans des modules qu’ils (peuvent ajouter) n’ont qu’à être ajoutés tels quels ou modifiés par un développeur. TYPO3 est un gestionnaire de contenu libre écrit en PHP et publié sous la Licence publique générale GNU. Il fonctionne sur un serveur Apache ou IIS.

TYPO3 gère facilement la décentralisation de la saisie de l’information et les sites multilingues. De plus, il intègre les dernières fonctionnalités du Web 2.0 et permet d’y associer des interfaces riches comme Ajax, Flex, etc. Il dispose de nombreuses extensions servant à personnaliser le site ou les contenus en fonction des profils des internautes : espace membre, actualités, forum, FAQ, newsletter, téléchargement de documents, flux RSS, interfaces avec les outils des réseaux sociaux (Facebook, Netvibes, Twiter, Flickr…).

TYPO3 permet également de libérer la créativité des graphistes, contrairement à d’autres logiciels qui imposent des modèles ou des chartes « trop  rigides ou pré formatées ».

Université laval

Reconnaissez-vous ce site propulsé par Typo3

Bref historique sur le gestionnaire de contenu

Le cerveau derrière ce gestionnaire de contenu TYPO3 est Kasper Skårhøj. En 1997, Kasper lance la conception de 3 prototypes du CMS TYPO3. En 1998,  il développe une version commerciale alors qu’il est employé de la web agency superfish.com. En 1999, il décide de quitter superfish.com. Il conserve alors les droits de TYPO3. Après réflexion, Kasper choisit d’adhérer au modèle économique du logiciel libre. Un an après son départ de l’entreprise, il publie la première version libre du logiciel.  En 2003, ce sont les investissements de Dassault Systèmes qui ont contribué au développement majeur de l’outil. «Cette collaboration aboutira à la création de l’extension TemplaVoilà!, initialement prévue comme fonctionnalité principale de la version 4 (sortie au printemps 2006). Cependant, elle ne fut pas intégrée et reste à l’heure actuelle une extension.» (wikipédia) Déjà en 2006, il y avait plus de 5 900 utilisateurs et sites réalisés ou référencés avec TYPO3 dont plus de 200 sites francophones en 2006. Et les versions secondaires se cumulent. 4.3.5, 4.3.6…

En parallèle à l’amélioration de la version 4, une nouvelle branche de développement de TYPO3 est en cours soit la version 5. Cette version 5 est basée sur le framework de développement FLOW3. Son objectif est de créer une interface plus conviviale pour les webmestres, les édimestres et les développeurs.

En 2009, le projet TYPO3 a atteint la finale des « SourceForge Community Choice Awards », dans la catégorie « Best Project for the Enterprise ».

En date du 22 juin 2010, TYPO3 avait été téléchargé plus de 4,6 millions de fois.

Comment évolue TYPO3 ?

Les développeurs peuvent participer à l’évolution de l’outil deux manières différentes : soit participer au développement et à l’évolution du coeur de TYPO3, soit participer au développement de fonctionnalités qui sont greffées à TYPO3, ce qu’on appelle dans cette communauté des extensions.

Il existe plusieurs équipes de développement du coeur de TYPO3, une pour chaque version majeure de TYPO3. Par exemple, l’équipe de développement de la branche version 4 est composée de 32 programmeurs dont un leader, monsieur Oliver Hader. Toutes personnes voulant rejoindre cette équipe doit avant tout prouver son mérite : «The core team does not really consist of members who apply or are elected, it’s rather a bunch of developers who naturally form a group due to their continuous work and contribution to the TYPO3’s core. New team members are invited by the core team whenever they become noticeable by their merit and personality.» (TYPO3.ORG) Par contre,  tout programmeur qui trouve un correctif à un bug est invité à l’envoyer à l’équipe qui le validera et l’intégrera le cas échéant.

 

Console d'administration

Image de la console d'administration de TYPO3

Cependant, si vous utilisez simplement le coeur natif de TYPO3, vous n’aurez pas un site très dynamique. La force de TYPO3 réside dans la gamme d’extensions qui l’entourent. Vous voulez un gestionnaire de nouvelles? Utilisez TTNEWS. Vous désirez un abonnement à une liste de distribution? Configurez Direct Mail.  Ce sont ces milliers de modules déjà développés qui n’attendent qu’à être ajoutés à votre site qui font le succès de ce gestionnaire de contenu. Les développeurs d’extensions se comptent par centaines.  N’importe quels développeurs PHP/mySQL peut créer ou faire évoluer une extension selon les besoins de son client. Par la suite, il est libre de redistribuer le code via le site TYPO3.ORG afin que d’autres développeurs puissent réutiliser son code.

Liste des extensions

Forge du gestionnaire de contenu TYPO3

Généralement, une extension sera liée un auteur unique et un groupe de membres. Ce groupe spontanément formé par des personnes préoccupées par l’évolution de l’extension. Comme il existe beaucoup d’extensions, elles sont aussi soumises à une  sélection naturelle. Comme les extensions sont triées par popularité dans la FORGE, de nombreuses extensions développées pour des fins similaires sont appelées à disparaître si elles ne sont pas de qualité. De plus, l’équipe de développement du coeur de TYPO3 examine parfois une extension et appose un saut garant d’une bonne qualité.

Règle de conception des modules de TYPO3

Afin que les développeurs se retrouvent dans le code d’autrui et puissent facilement le faire évoluer, il existe des règles de programmation qui sont défini dans la documentation de TYPO3. Il est conseillé à chaque développeur qui produit une nouvelle extension d’utiliser ce modèle afin que sa contribution au monde du libre continue d’évoluer grâce à la contribution d’autres informaticiens.

Conclusion

Grâce à la collaboration des développeurs, TYPO3 a pu réaliser ce que beaucoup d’autres solutions propriétaires n’ont pas pu : une distribution véritablement mondiale, des milliers d’utilisateurs de tous secteurs d’activité, de toutes tailles d’entreprise et de tous domaines. TYPO3 continuera d’évoluer grâce aux contributions de ses développeurs.  Au Québec, des entreprises comme NURUN, Sys-Tech et InfoGlobe, qui se spécialisent dans le développement, l’hébergement et/ou la formation sur les sites TYPO3. Ils collaborent également avec la communauté en retournant les extensions développées dans leurs projets.

Enfin, on peut dire que TYPO3, comme bien d’autres logiciels libres d’ailleurs, est développé selon des normes, des règles et des validations qui permettent de conserver une structure facilitant la réutilisation et la collaboration entre développeurs. En effet, par la collaboration de plusieurs développeurs validant et revalidant le même code, par la mise en commun de compétences complémentaires, le produit livré à la communauté est riche et stable rapidement. Les logiciels libres sont généralement plus stables et connaissent moins de bugs que des logiciels propriétaires.

Question du jourNotre question de la semaine :

Avez-vous déjà utilisé TYPO3 ou un autre gestionnaire de contenu? Sinon, suite à ce que vous venez d’en apprendre, seriez-vous tentés de l’utiliser?

Références:

Communauté francophone TYPO3, http://typo3-fr.org/, (en ligne), Consulté le 19 février 2011)

Site officiel de TYPO3, http://typo3.org/, (en ligne), Consulté le 19 février 2011)

Typo3, Communauté,http://forge.typo3.org/projects/show/typo3v4-core, (en ligne), Consulté le 19 février 2011)

Wikipédia, TYPO3, http://fr.wikipedia.org/wiki/TYPO3, (en ligne), Consulté le 19 février 2011)