L’avenir de la collaboration

6 04 2011

Auteurs : Sherly Ambroise , Emmanuelle Proulx , Carine Rousseau, Kenza Sakout Andaloussi et Moise Wend-Laafi Sandwidi

Introduction

Les facteurs sociaux et économiques auxquels sont confrontées les organisations de nos jours ont une influence de plus en plus importante sur la collaboration.

La collaboration est l’action de coopérer pour atteindre un objectif. Nous savons tous que la collaboration est la pierre angulaire de l’existence même du logiciel libre car sans sa communauté de bénévoles dévoués, les logiciels libres n’existeraient pas. On ne peut ignorer les avantages apportés par les logiciels libres aux organisations d’aujourd’hui et du futur. Voilà pourquoi dans notre article d’aujourd’hui, nous essayons de répondre à la question sur l’avenir de la collaboration et donc d’une certaine façon de l’avenir des logiciels libres.

Les biens faits d’une communauté internationale

Le logiciel libre, c’est une vaste communauté où chacun y trouve son intérêt et tient  compte de l’intérêt des autres. Ainsi, tout le monde a la liberté de collaborer, et chacun dispose des contributions des autres. Le parallèle avec l’encyclopédie Wikipédia est inévitable. La philosophie du logiciel libre est celle du partage et de la création de biens communs (collaboration). Le logiciel libre se diffère  donc du modèle classique basé sur la concurrence pure, le secret industriel et la logique du brevet.

D’une part, l’apport d’une communauté de contributeurs à l’édification de logiciels est indéniablement bénéfique, par sa réactivité et sa force de proposition et, d ‘autre part, sa philosophie et son développement ont mis en avant un point clé qui est l’interopérabilité. Cela facilite considérablement les communications dans un monde équipé de systèmes hétérogènes. Les formats ouverts nous rassurent également sur les futures migrations et mises à jour par l’assurance d’une continuité du support des formats.

Quel avenir à la collaboration ?

Les questions concernant l’avenir sont très difficiles à répondre car l’avenir n’appartient à personne; il n’y a pas de précurseurs, il n’existe que des retardataires.

En la question de savoir si le « libre » va devenir une alternative aux grands éditeurs qui préservent jalousement leur code, Richard Stallman qui est le père fondateur  du logiciel libre répondra : « Je ne connais pas l’avenir. Il dépend de vous tous. Si tu exiges la liberté et si tu luttes pour elle, nous pouvons construire ensemble un futur libre. Si tu penses commodité à court terme, tu seras victime de la colonisation numérique.»

La seule chose qui maintienne un groupe de développeurs ensemble est la croyance commune qu’ils peuvent faire plus collectivement qu’individuellement tant qu’il y aura des volontaires, quelque part et peu importe où, nul ne pourra décider unilatéralement de l’arrêter. Chacun possède un pouvoir infini et personne ne possède le moindre pouvoir : le tout produisant une dynamique intéressante.

Si personne n’a vraiment intérêt à ce que le projet voie le jour, personne n’est là pour vraiment en prendre les rênes.

Il est ainsi évident que l’avenir de la collaboration dans le développement des logiciels libre dépend de tout un chacun. En effet, les raisons pour lesquelles des développeurs s’intéressent souvent gratuitement à de tels projets nous donnent beaucoup d’espoir sur la pérennité des logiciels libres :

  • Pour le « fun », la satisfaction de participer à un projet communautaire, ou centré sur leurs intérêts et que l’offre commerciale propriétaire ne satisfait pas.
  • Pour l’amour du « beau code », élégant et optimisé.
  • Pour changer de leur quotidien de développeurs dans des sociétés de développement logiciels
  • propriétaires classiques ou dans des SSII où ils ne s’éclatent plus…
  • Pour une ligne sympa sur le CV
  • Pour se positionner comme offreur de services autour du produit fini.
  • etc…

La force de la communauté apporte plusieurs avantages théoriques:

  • Le logiciel libre est pérenne, car aucune société commerciale ne peut décider d’en suspendre le développement. Le code source étant toujours disponible, il est toujours possible de le faire évoluer.
  • Le logiciel libre est performant, car les programmeurs qui y participent mettent un point d’honneur à produire du bon code.
  • Le logiciel libre est fiable pour la même raison. En outre, la disponibilité immédiate du code rend son débogage plus rapide, alors que les erreurs constatées dans certains logiciels propriétaires mettent parfois plusieurs mois à être corrigées.
  • Le logiciel libre assure une meilleure sécurité contre le piratage, les virus, ou la dégradation de vos données, pour la même raison que ci dessus: quand un trou de sécurité est découvert, la communauté de développeurs du logiciel trouve la faille très vite et la correction est souvent disponible dans les jours, voire les heures suivant l’apparition du problème. Peu de logiciels propriétaires peuvent en dire autant.
  • Enfin, le logiciel libre est bon marché car, au service que vous achetez autour du produit, ne vient pas s’ajouter de coût de licence.

Par contre, beaucoup de personnes hésitent à utiliser les logiciels libres aujourd’hui et probablement dans le futur parce qu’elles  pensent que la fiabilité et la qualité des logiciels libres  restent à désirer.  Ainsi, on remarque malheureusement que les avantages cités ci-dessus n’existent que si la communauté de développeurs constituée autour d’un projet est suffisante. Or, il semble que l’on assiste à l’apparition de nombreux projets peu soutenus et donc de qualité très inférieure.

Ainsi, certaines pensées croient que l’avenir du logiciel propriétaire est dans le libre… et vice versa. Il suffit de voir le nombre d’entreprises (jusqu’aux plus grosses actuelles : IBM, Sun, etc.) impliquées dans le développement d’applications libres. Quant aux éditeurs de logiciels propriétaires, leur intérêt est de plus en plus de construire des outils dont les couches basses seront fondées sur la bibliothèque impressionnante de modules « libres » disponibles, voire de contribuer activement à enrichir cette bibliothèque, et de se concentrer sur les modules permettant aux différentes couches basses et à l’utilisateur de communiquer entre eux dans les meilleures conditions. Ainsi, l’acheteur profitera du meilleur des deux mondes: des fondations performantes parfaitement éprouvées par des milliers de développeurs et d’utilisateurs, et des interfaces conçues par des équipes performantes et en prise directe avec les problèmes de vrais clients.


Conclusion

«Pour tenir le coup face à la concurrence mondiale, il faut avoir une longueur d’avance sur les autres.» En effet, la collaboration est un bon outil presque indispensable pour rester compétitif de nos jours. Les logiciels libres sont de plus en plus populaires et continueront à augmenter en popularité grâce à leur communauté importante qui ne cesse de se renouveler. Par contre, c’est sûr que les éditeurs de logiciels propriétaires mettront des plans en œuvres pour ne pas être les grands perdants en appuyant par exemple  l’adoption de lois défavorables aux logiciels libres.

Question de la semaine :

Pensez-vous que l’avenir du logiciel propriétaire est dans le libre… et vice versa ? Pensez-vous que le mode de développement qui veut que les logiciels propriétaires utilisent les logiciels libres comme couches basses sera une tendance lourde du logiciel commercial dans l’avenir.

Références :

http://www.deloitte.com/view/fr_CA/ca/secteurs/gouvernement/9ca4613cd22fb110VgnVCM100000ba42f00aRCRD.htm

http://www.atosorigin.com/en-us/newsroom/fr fr/communiques_presse/2007/2007_07_09_01.htm

http://fsfe.org/freesoftware/enterprise/freesoftwarecompany.fr.html

http://www.01net.com/editorial/511892/richard-stallman-l-avenir-du-logiciel-libre-depend-de-vous-tous/

http://www.rue89.com/2007/07/16/bel-avenir-pour-le-logiciel-libre-en-france

http://www.veblog.com/fr/2001/0321-logiciel-libre.html

http://www.webct.ulaval.ca/SCRIPT/sio6016_z1_h/scripts/serve_home (Séance 6)

http://www.proverbes-citations.com/cit1.htm